         Partenaire: SOPROP

          Titre du projet: RENFORCEMENT DE L’ASSISTANCE AUX SUR VIVANTES DES VIOLENCES SEXUELLES A TRAVERS UN APPUI EN NUTRITION POUR AMÉLIORER LEURS RÉSULTATS SOCIAUX ECONOMIQUES.

         Numéro FLA:

         Date de début: Décembre 2016

  • Date de fin: Décembre 2017
  • Nombre des bénéficiaires planifiés par sexe et âge/localité: 200 victimes des violences sexuelles et celles basées sur le genre de la ville de Goma (Mugunga, Rusayo, Mudja, Munigi) et ses environs.

         Sites d’intervention/Localités/Collectivités/Territoires: province du Nord-Kivu, en  ville de Goma,

Commune de Karisimbi, Quartier Katoyi Avenue Loashi.

Contexte de l’intervention

Depuis plus de deux décennies, la violence armée dans la partie Est de la RDC reste toujours élevée, alimentée par la mauvaise gestion des affaires publiques d’une part, et la présence sur le territoire de différents groupes armés nationaux et étrangers d’autres parts.

Face aux atrocités inacceptables commises sur des victimes innocentes et en raison de la persistance des troubles de l’ordre public, mettant en péril la paix et la stabilité du pays, il ne nous reste plus qu’à déférer à notre obligation humanitaire : celle de rétablir un climat d’entente et d’assistance dans les territoires de la province du Nord-Kivu, par tous les moyens disponibles et possibles.

Signalons également que la province du Nord Kivu, reste instable. Les groupes armés continuent à opérer à travers les territoires. Les plus actifs sont : APCLS, FDDH (les NYATURA), RAI MUTOMBOKI, NDC et NDC Rénové (Guidon),… les affrontements entre ces derniers et les FARDC sont  quotidiens et imprévisibles occasionnant chaque fois des déplacements de la population. C’est ainsi que nous observons des centaines des victimes disséminées par-ci par là et sont abandonnées à leurs tristes sort en ville de Goma et ses environs, notamment aux alentours du parc national des Virunga. Pour survivre, les femmes se rendent dans le parc national des Virunga à la recherche des braises. Dans cette quête, les femmes sont exposées au viol et d’ailleurs nombreuses ont été violées dans cette circonstance.

La pléthore d’hommes en armes au Nord Kivu commet des exactions multiples, au rang desquelles les violences sexuelles et basées sur le genre, avait indiqué le UNHCR au cours d’une réunion avec les membres du groupe de travail Protection- Prévention des violences sexuelles et basées sur le genre, à travers une présentation  des statistiques SGBV à Goma au Nord Kivu, en Janvier 2017.

Le problème des violences basées sur le genre se pose aussi avec acuité  à tous les niveaux de la population du

Nord Kivu. Les personnes adultes analphabètes occupent la grande majorité de la population surtout celle vivant dans les sites de déplacement de la province, soit 52,4%. Parmi les causes d’exacerbation des violences sexuelles et basées sur le genre s’ajoutent la pauvreté généralisée, la  raréfaction des ressources naturelles, la destruction massive des infrastructures de base,…

La fermeture des camps des déplacés figure également parmi les facteurs ayant plus favorisé la recrudescence des violences sexuelles, parce que, malgré cette décision nombreux déplacés n’ont pas regagné leur villages d’origine craignant l’insécurité qui y persistait. Ils ont ainsi préféré rester aux alentours du parc pour s’en donner aux activités de canonisation dont l’évidence n’écarte pas le risque qu’ont courus les femmes en termes d’exposition aux violences sexuelles.

Partant, de ces différents problèmes, SOPROP à travers son centre de réhabilitation des victimes des violences sexuelles et autres violations des droits humains, « CPMRVT  Goma» avec ses partenaires PAM et VIVO réalisent des activités permettant à soulager, à penser et à réparer les effets collatéraux des guerres en répétition dans cette partie Est du pays ; redonner l’espoir de vivre et remettre sur la voix de cheminement pacifique quotidien, les femmes victimes des violences sexuelles et celles basées sur le genre, ayant perdus les avantages liés surtout à la cohabitation, encourager les corollaires de la paix et la démarche vers son intégration dans tous les domaines de la vie humaine respectivement par la distribution de vivres pour les victimes des violences sexuelles et vivres pour formation professionnelle, assistance phycologique, assistance médicale et assistance sociale.

I.    Aperçu générale de l’intervention

Objectif principal du projet : Améliorer la situation nutritionnelle  des survivantes des VVS en vue d’améliorer leur résilience socioéconomique et alimentaire Objectifs spécifiques de l’intervention :

  • Mettre fin aux barrières alimentaires touchant les victimes des violences sexuelles et basées sur le genre et leurs dépendants,
  • Rendre l’accès à l’assistance psycho médicale et légale significatif  aux survivants des violences sexuelles et basées sur le genre en faisant tomber les barrières alimentaires par une as sistance alimentaire (distribution des vivres),
  • Amener les survivants des VSBG et la communauté à dénoncer et à suivre jusqu’au bout le kit de réhabilitation psycho médicale et légale que requière leur cas proposé par le centre Médical de SOPROP,
  • Accroitre la capacité d’autonomisation des femmes à travers les séances REFLECT et l’apprentissage des métiers.

Le  type d’activités prévues et l’implication d’autres acteurs (RRMP).

A part la distribution des vivres, SOPROP et ses partenaires VIVO et le fonds social de la RDC, FSRDC en en acronyme réalisent d’autres activités de prise en charge des victimes (SGBV)

  • La prise en charge psychologique des victimes des violences sexuelles et celles basées sur le genre,
  • L’organisation des séances REFLECT par des discussions sur la sécurité, l’hygiène, l’assainissement, la résolution pacifique des conflits, la communication non violente, et les activités génératrices des revenus suivies de la lecture, l’écriture, la Numération et l’opération mathématique,
  • Visite à domicile et visite sociale,
  • Cercle ouvert sur des thèmes précis relatifs aux droits humains,
  • La formation professionnelle des métiers en coupe et couture et vannerie.
  • Assistance juridique et judicaire au bénéfice des victimes des violences sexuell es et basées sur le genre.

II.     MISE EN OEUVRE

  • Bénéficiaires et activités

Résumé  de la  situation:

Critères de sélection des bénéficiaires  Categories des

beneficiaries ;

 

le type d’activités prévues et réalisées Nombre des  bénéficiaires prévus Nombre des beneficiaries atteints 
Toute personne ayant subit le :

•       Viol

•       Mariage forcé,

•       Mariage précoce,

•       Dennis

d’opportunité,

•       Agression physique,

•       Agression psychologique,

•       Torture

•       Malades chroniques

•       PVVIH Sida

 

Femmes victimes de violence sexuelles et celles basées sur le genre Tranche d’âge  Année < 5 Année <5<18 Année > 18    
Sexe F M F M F M F M
Séances REFLECT (counselling visites sociales et mediation) 0 0 7 0 143 0 109 0
Distribution des vivres aux victimes de violence sexuelle 0 1 56 0 143 0 200 0
Distribution des vivres pour la formation professionnelle 0 0 56 0 143 0 200 0
Formation professionnelle en coupe et couture, 0 0 56 0  

143

0 200 0
Formation professionnelle en Vannerie 0 0  

56

0  

143

0 200 0
Assistance psychologique 0 0  

0

0  

143

0 200 0
Assistance médicale 0 1  

56

0  

143

0 200 0
Assistance juridique et judiciarie 0 0 30 0 70 0 100 0

Commentaire : Sur 200 personnes assistées 143 sont âgées de plus de 18 ans, 56 dont l’âge varie entre 15 et 18 ans parmi lesquelles 8 PVVIH et un enfant de moins de 5 ans qui avait été torturé par des bandits armés à domicile la nuit et était gardé par ses parents qui bénéficiaient de la formation en métier au centre de SOPROP. 100 parmi ces survivantes ont bénéficié de l’assistance juridique et judiciaire.

 

Intrants PAM 

SITUATION DES INTRANTS  PAM  PAR COMMODITES EN KG

COMMODITE LES

VIVRES

PLANIFIES

 

LES VIVRES

RECUS

LES VIVRES

DISTRIBUES

STOCK

RESTANT

COMMENTAIRES
Maize-meal (cereales) 27675 27675

 

 

 

 

27675 0 Tous les intrants ont été distribués aux bénéficiaires.
Beans-mixed ( légumineuse) 8291 8291 0 Tous les vivres ont été distribués tels que prévu sans écart ni perte
Vegetable (huile végétale) 2167,09 2167,09 0 Tous les vivres ont été distribués tels que prévu sans écart ni perte
Salt-lodized (sel iodé 212,049 212,049 0 Tous les vivres ont été distribués tels que prévu sans écart ni perte
TOTAL 38345,139 38345,139 0 Tous les vivres ont été distribués tels que prévu sans écart ni perte

Commentaire : Au total 38,3 tonnes soit 38345,139KG  des vivres ont été reçus et distribués aux bénéficiaires dont 212,049 Kg de sel iodé, 2167,09Kg d’huile végétale,   8291Kg de légumineus e ainsi que 27675 Kg de la farine de Mais.

1.1. Les résultats  et effets de l’intervention par Zone d’intervention

1. Actifs mis en place ou crée (en termes de volume, superficie, nombre, AGR etc.)
  • 199 femmes victimes de violences sexuelles et celles basées sur le genre, dont 56 l’âge varie entre 1518 ans et 143 femmes dont leur âge est supérieur à 18 ans, ont bénéficié une formation en alphabétisation Rénovée dans des cercles REFLECT,
  • 24 thèmes des discussions sur les problèmes couramment rencontrés dans le milieu ont été exposés et des engagements ont été pris par les participantes (survivantes)
  • 12 cercles ouverts ont été organisés par les participants,
  • 120 femmes ont été formées en apprentissage des métiers professionnels dans la vannerie,
  • 80 autres femmes victimes ont aussi bénéficié d’une formation en coupe –couture,
  • 179 paniers des différentes mesures ont été tissés et vendus pour la pérennisation des activités,
  • 144 victimes[1] ont été assistées psychologiquement par une thérapie par narration et exposition « NET »
  • 10 Groupes solidaires ont été créés pour permettre les bénéficiaires de travailler en symbiose et consolider ainsi leurs actions d’auto prise en charge,
  • 100 survivantes ont bénéficié de l’assistance juridique et judicaire,

 

2. Situation alimentaire des bénéficiaires ciblés avant et après intervention

Grâce aux vivres distribués, les ménages bénéficiaires commencent à manger plus de deux fois par jour un repas équilibré, ne font plus fréquemment recours aux stratégies de survie pour la satisfaction de leurs besoins alimentaires,   le score de consommation alimentaire s’améliore et cela se vérifie au niveau de leur santé physique, le courage et l’engouement d’apprendre les métiers qu’elles affichent pendant les séances.

3. Stratégie de survie développée

A part les vivres distribués, les différentes séances REFLECT et métiers ont outillé les bénéficiaires dans le développement des mécanismes de survies à travers les AGR,  la formation sur le choix des AGR rentables, la gestion des AGR, la budgétisation   d’une activité génératrice des revenus les ont permis d’être sédentaires dans leurs communautés respectives.

4. Impact de l’intervention sur la vie des bénéficiaires et de la communauté

Les membres de la communauté qui jadis se moquaient des femmes violées, et qui ne considéraient plus les femmes victimes, commencent à les respecter à cause de leur contribution au panier de la ménagère qui constitue un plus dans leurs ménages. Aussi, les bénéficiaires ont acquis des  connaissances susceptibles de leur permettre d’être non seulement utiles à leurs propres ménages mais également à toute la société. Les survivantes recouvrent tant soit peu leur dignité.

L’acquisition des connaissances sur les droits humains a suscité un éveil de conscience chez des femmes. Nombreuses sont révoltées et commencent à réclamer leurs droits surtout le mariage avec leur époux et le droit à l’héritage auprès de leurs parents.

Le projet a permis aux survivantes d’avoir des informations sur la localisation des services de prise en charge. Savent comment orienter les autres vers les services des prise en charge et en cas d’urgence, elles peuvent appeler le service 117 pour une assistance. En outre, Quelques unes critiquent leurs parents pour ne les avoir pas fait scolariser. « Si mon père était encore vivant, j’aller le traduire en justice parce qu’il ne m’avait pas fait scolariser. Avec la formation que nous recevons ici chez SOPROP grâce à l’appui du PAM, je comprends que j’étais dans les ténèbres, a déclaré une bénéficiaire ». Désormais, nous allons faire de la sensibilisation des parents pour la scolarisation des leurs enfants sans discrimination notre cheval de batail.

5. Action de pérennisation et autonomisation des bénéficiaires vs de la communauté

L’apprentissage des métiers constitue le premier moyen efficace de pérennisation et autonomisation des bénéficiaires. Les bénéficiaires de la formation sur la vénerie par exemple auront des kits de réinsertion à la fin du cycle de leur formation. Les impacts peuvent être atteints de manière autonome tout comme collective.

Certaines femmes se constitueront des AVEC qui seront financées par leurs activités génératrices des revenus notamment, la vénerie et la coupe – couture et d’autres évolueront de manière autonome. L’intériorisation des acquis des formations reçues dans le cadre de renforcement des capacités des femmes bénéficiaires sur les droits humains en général et singulièrement leurs droits entant que femmes est un gage de l’autonomisation des bénéficiaires. Le suivi de la situation des bénéficiaires qui sera fait par SOPROP après leur pris en charge constitue une bonne opportunité susceptible de contribuer efficacement à la pérennisation des actions des bénéficiaires.

6. Nombre des personnes réhabilité, réinstallée, accompagné

200 Personnes victimes des diverses violations, qui étaient stressées, traumatisées et blessées ont été réhabilitées et accompagnées sur le plan psychologique, médical, social et alimentaire. Les services susmentionnés ont été fournis aux bénéficiaires par SOPROP en partenariat avec ses partenaires PAM et VIVO. L’accompagnement dont elles ont  bénéficié a  consisté sur l’appui en counselling, vivres, traitement médical, séances REFLECT, l’apprentissage en métiers, visite sociale, visite à domicile, médiation familiale, et traitement psychologique par la thérapie NET (thérapie par narration et exposition).

7. Coordination avec les autres parties prenantes

SOPROP entretient une bonne collaboration avec les autres partenaires dans la mise en œuvre de ce projet ; Heal Africa et GESOM afin d’améliorer l’intervention.

1.2. L’aspect « genre » dans la mise en œuvre des activités par Zone/Territoire d’intervention

Sur 200 bénéficiaires du projet 199 sont des femmes et 1 seul enfant. Les hommes interviennent uniquement dans les services de prise en charge et sont évalué à 20%, les 80% sont des femmes. Ces grands écarts sont justifiés du fait que dans la conception de départ, les bénéficiaires directes du projet sont surtout les femmes. Signalons également que des thèmes relatifs au genre sont abordés dans les séances REFLECT, permettant ainsi aux bénéficiaires de participer activement dans la prise des décisions, la planification des activités et la gestion des revenus au sein de leurs ménages.

1.3. L’aspect « Protection » par Zone/Territoire d’intervention

Les conflits fonciers ne peuvent pas être perceptibles autours du site de travail étant donné que les activités sont généralement réalisées au centre médical de SOPROP à Goma dans un cadre sécurisé par une bonne clôture où les principes humanitaires sont scrupuleusement observés (la confidentialité, l’impartialité, respect de la dignité et de l’intégrité des bénéficiaires).

 

Jusque-là, aucun n’incident n’a été enregistré au site de travail et aucun autrement lié au travail.

La distance moyenne entre les sites de travail et l’habitation des bénéficiaires est de  quatre kilomètres. Les services de prise en charge sont organisés dans les avant midi dans un bon cadre préservant la sécurité des ayants droits, en outre, des thèmes sur les droits sociaux de base, de résolution pacifique des conflits et communication non violente sont exposés pendant les séances REFLECT pour permettre aux participants d’être médiateurs des conflits et renforcer la collaboration avec les services de sécurité dans leurs milieux d’origine.

 

Indicateurs de protection (4 indicateurs)

 

  • 200 personnes sont informées sur les droits sociaux de base, principe de protection et les services de prise en charge en cas d’incident lié à la protection,
  • Les bénéficiaires ont suffisamment des connaissances sur l’orientation vers les services de prise en charge et savent qu’il faut appeler le numéro vert 117 en cas d’incident,
  • 1 cadre approprié pour la prise en charges des survivantes est disponible et est connu par les bénéficiaires,
  • Les bénéficiaires de la coupe et coutures et celles de la l’alphabétisation apprennent dans des cadres qui sont indispensable à leur sécurité.
  • Les vivres sont bien conservés, les sacs et cartons sont posés sur des palettes confortables,
  • Un code de conduite du personnel de SOPROP intervenant dans le programme a été élaboré et disponibilité au personnel et les bénéficiaires sont au courant dudit code et peuvent appeler pour dénoncer en cas d’abus commis par les agents (mécanisme de plainte en cas d’abus).

 

III.    MONITORING ET EVALUATION

Le monitoring est fait régulièrement pendant les différentes visites organisées pour vérifier les points d’action arrêtés pendant les séances REFLECT, assurer la médiation familiale et enfin déterminer les besoins et orienter les victimes vers les services de prise en charge.

 

Des décentes sont régulièrement effectuées par le coordinateur et le chargé de suivi et évaluation au cours desquelles ils se rassurent de la manière dont les activités sont réalisées en se basant sur les principes clés de l’évaluation notamment : l’efficacité, l’efficience, la durabilité, la pérennisation et l’impact. Une attention particulière est faite sur les indicateurs au cours de ces descentes pour se rassurer de leur achèvement. L’appréciation des bénéficiaires des services fournis par le personnel constitue également l’un des éléments qui renseignent sur l’efficacité du personnel. Cette appréciation est souvent recueillie à travers des témoignages des survivantes. Ces différents exercices permettent au management de SOPROP et à toute l’équipe qui se charge de ce travail d’assistance aux survivantes d’améliorer la qualité des services fournis.

 

IV.   Difficultés rencontrées ou défis majeurs

Pendant l’exécution du projet, nous nous sommes heurtés à quelques difficultés . Des mécanismes de mitigation des ces difficultés ont été définis par SOPROP

  • Insuffisance des matériels de formation,
  • Pannes régulières des machines à coudre pendant la formation professionnelle,
  • Insuffisance des kits de réinsertion pouvant faciliter l’intégration facile des participants,
  • La distance qui sépare le centre et le milieu d’origine des participants,
  • Demande intempestive des bénéficiaires nécessitant un appui pendant que la quantité de nourriture reçue par SOPROP ne permet pas de répondre à leur besoin.

 

V.    LEÇONS APPRISES

  1. La distribution des vivres aux victimes des violences sexuelles est une grande thérapie. Celle-ci les aident à avoir non seulement l’opportunité de subvenir au besoin nutritionnel de leur ménage mais également et surtout les encourage à apprendre des métiers pour leur développement socioéconomique,
  2. Cette initiative permet aux femmes de comprendre qu’elles ne doivent pas opter pour la résignation mais plutôt d’oser avec les autres pour refouler la stigmatisation dont elles seraient victimes,
  3. La mise en place des mécanismes de plaintes des survivantes limite les erreurs du personnel et influe positivement sur les résultats.
  4. Témoignage : « Je m’appelle Geneviève, j’habite le quartier Ndosho Orphelinat à Goma. Je suis mère de cinq enfants abandonnés malheureusement par leur père à cause de l’incident du viol dont j’ai été victime. J’ai bénéficié de l’aide psycho médicale de SOPROP mais plusieurs chose me manquaient encore, parce que je ne savais pas lire ni écrire. J’étais très limitée pour fournir de la nourriture à mes enfants. Aujourd’hui, grâce l’aide du PAM, je mange bien mes enfants également. Je suis maintenant captable de lire et écrire. J’ai un téléphone que j’utilise désormais sans difficulté. Ce projet a favorisé ma résilience  parce que sachant lire et écrire je fais maintenant le petit commerce et mes enfants qui n’étudiaient pas étudient cette année 2017».
  5. Les participants témoignent avoir des connaissances sur les rôles et responsabilités des services de sécurité et savent comment orienter un dossier et ou une victime en cas des dangers a affirmé

BUHORO FRANCOISE,

  1. Mademoiselle ANNA MAHORO, âgée de 17 ans, orpheline de père n’a pas eu l’occasion d’étudier mais grâce aux séances REFLECT, elle commence à écrire très bien et s’intègre aisément dans la communauté,
  2. Suite à la formation professionnelle, les participantes témoignent avoir un moyen de subsistance et se prennent en charge quotidiennement, elles ajoutent qu’elles sont capables de former d’autres victimes et les membres de leurs familles en métiers, selon NSHIMANIZANYE LOUISE
  3. NAKASI JOSEPHINE et JEANNETTE MUTEZIMANA, considèrent la vannerie comme activité génératrice des revenus, se procurent de l’argent et font scolariser leurs enfants,
  4. A l’issu de ces séances REFLECT, les femmes membres des cercles sont à mesure d’identifier les problèmes, les analyser et chercher des pistes des solutions et savent comment orienter leurs dossiers auprès des services de prise en charge,
  5. Les participantes des cercles REFLECT témoignent qu’elles sont à mesure d’écrire leurs noms, les noms de leurs maris et savent manipuler le téléphone pour écrire un message d’alerte sur les incidents et appeler le 117 en cas de violence sexuelle

 

VI.    STRATEGIE DE SORTIE MISE EN PLACE

  • La formation et la remise des kits pour leur permettre d’appliquer les connaissances reçues après le projet.
  • La structuration des bénéficiaires en groupe solidaire pour la pérennisation des acquis du projet,
  • Formation et orientation des bénéficiaires sur le choix et gestion d’une activité génératrice des revenus,
  • Implication des autorités locales dans la résolution des conflits au sein des groupes solidaires,
  • Suivi régulier des facilitateurs REFLECT, encadreuses sociales et assistante sociale dans l’organisation des AGR,

 

Perspectives d’avenir

Etant donné le nombre important des victimes des violences sexuelles et celles basées sur le genre identifiées ces derniers temps aux alentours du PNVi et dans le parc à la recherche des braises, la SOPROP compte :

  • booster le processus de plaidoyer auprès de PAM et d’autres bailleurs de fonds pour soulager tant soit peu la souffrance de ces nécessiteuses.
  • Multiplier les CERCLES REFLECT et les rapprocher des bénéficiaires,
  • Augmenter le paquet d’intervention en faveur des victimes des violences sexuelles,

 

VII.    RECOMMANDATIONS & CONCLUSION

RECOMMANDATIONS

  • Rendre disponible des matériels suffisants pour la formation professionnelle,
  • Equiper les cercles REFLECT par des matériels et outils pédagogiques,
  • Renforcer le kit de réinsertion pour les participants ayant fini les séances REFLECT,
  • Augmenter la quantité des vivres, vu les nombres élevés des bénéficiaires identifiés estimés à 300,
  • Renforcer et appuyer les encadreuses, les facilitateurs REFLECT et assistantes sociales,

 

CONCLUSION

Ce projet constitue une véritable opportunité d’affermissement des actions de SOPROP quant à ce qui concerne l’aide holistique fournie aux survivantes des violences sexuelles et basées sur le genre. L’encadrement de 200 femmes survivantes est un pas de géant effectué par SOPROP grâce à l’appui du PAM. SOPROP sera ravie davantage de poursuivre son partenariat avec PAM pour lui permettre de continuer à soulager la souffrance des pauvres mamans victimes de la barbarie des hommes méchants.

La SOPROP félicite et encourage l’équipe du PAM pour le professionnalisme dont elle fait montre dans l’accompagnement de l’équipe de SOPROP dans le cadre de l’implémentation de ce projet.

La capitalisation de l’expérience et les leçons tirées de l’implémentation de ce proj et constituent une bonne chance pour une meilleure exécution d’une autre phase du projet en 2018.

 

Fait à Goma, le 29 janvier 2018

Espoir LUKOO

Coordinateur de la Fédération de l’est de la RDC

[1] La différence de 56 pour totaliser 200 est expliquée par le fait que pour la prise en charge psychologique l’on considère uniquement les personnes dont l’âge est supérieur à 18.

 

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