Réhabiliter les victimes, pour rétablir la justice sociale des opprimés

 Au regard de notre expérience, il nous ait paru clair et évident que cette méthode est la seule manière de casser les cycles du trauma, de l’incapacité, de la pauvreté et des isolements dans lesquels tant de victimes de la torture que celles des autres victimes de l’intolérance (les minorités ethniques) sont emprisonnées, et qu’elle est la meilleure manière de leur fournir des services complètes. SOPROP pense qu’il faut leur offrir des services holistiques complets car, lorsque les services sont offerts d’une manière non intégrée, ils sont condamnés à l’échec. Les victimes ne tirent pas bénéfice des actions en leur faveur parce que les conséquences physiques des douleurs, l’incapacité provoquée par la violence ou la dépression tirent vers le bas et annihile les efforts des victimes.

De même, il est très difficile que les victimes s’engagent clairement dans la consultation, les suivis médicale ou l’action judiciaire quand leur vécue quotidien est empoisonné par l’insuffisance des moyens (problèmes d’ordre alimentaire, économiques, prise en charge de la famille).

* Eduquer la jeunesse aux valeurs et principes universelles des droits de l’homme comme moyen de jeter les jalons d’une société démocratique et pacifique

 La naissance de la notion des droits de l’homme inaugurait en 1948 a fait naitre le besoin d’informer les masses sur ses fondements, les valeurs qu’ils sous-entendent, ses principes et ses mécanismes de mise en œuvre. Depuis, selon les continents ou les pays, des groupes de pression ont mis en place des stratégies pour les promouvoir dans le temps et dans l’espace.

Lorsqu’elle s’adresse aux jeunes, l’éducation aux Droits de l’homme se définit comme étant l’ensemble d’activités éducatives menées auprès des enfants et des jeunes en vue de développer des attitudes et comportements respectueux des valeurs humaines envers soi (auto-estime, sens de la dignité) et envers les autres (altérité, etc.).

Selon la conception de SOPROP, l’éducation aux droits humains comprend le développement des compétences comme l’esprit critique, les techniques de communication, la résolution des problèmes et la négociation. Elle renforce ces savoir-faire essentiels à un activisme effectif pour les droits humains et pour les processus de prise de décision. L’éducation aux droits humains résulte de tout ce qui tend à aider les éducateurs, les enseignants, les formateurs à en comprendre leur portée et à en estimer leur importance dans le sens de les respecter, les défendre

Les droits des minorités ethniques et spécifiques font ainsi partie des préoccupations primaires de SOPROP.

* Gouvernance locale, participation citoyenne, redevabilité des autorités pour accès aux droits sociaux de base

 SOPROP a mis en place des CCDH (Conseils Communaux des Droits de l’Homme), des CDDH (Club de défense des droits de l’homme) agissant dans les écoles secondaires et les universités, des CBG (Comité pour la bonne gouvernance) et des CCJP (Commission Citoyen-Justice-Police) qui sont des cadres de concertation, d’analyse  et de réflexion pour la recherche des solutions aux problèmes économiques, sociaux, culturels, sécuritaires dans les communes, les quartiers etc. L’action conjuguée de ses nombreux bénévoles a permis à SOPROP d’obtenir la révocation et la suspension de nombreuses autorités impliquées dans les malversations financières et la mauvaise gestion.

* Promouvoir le leadership féminin pour lutter contre les discriminations dans les communautés marginalisées.

 SOPROP pense qu’il faut inciter les femmes paysannes et urbaines de notre rayon d’action, notamment celles appartenant aux minorités ethniques et spécifiques à se constituer en CLF (Comités Locaux des Femmes), les organiser en forces de propositions et les préparer à occuper des responsabilités politiques en jouant le rôle de leaders communautaires.

* Monitoring (Droits de l’homme et corruption) et sensibilisation comme moyens de transformation communautaire

 Le rôle de SOPROP dans le plaidoyer en faveur des communautés  marginalisées et des groupes vulnérables  est devenu important ces dix dernières, nous pensons que désormais, la nécessité d’informer et de former les masses permet la construction d’une démocratie éclairée et un développement sans encombre. Il va falloir donc travailler sur la nécessité de développer des capacités d’information des masses afin de prévenir les abus, le recul démocratique et booster les valeurs républicaines de la cohésion sociale, de l’amour de la nation, du refus des antivaleurs comme la corruption, la persécution des communautés minoritaires par le pouvoir les groupes majoritaires, le détournement des biens publics, la guerre etc.

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