Le résultat de deux séances d’analyse de contexte de Droits Humains réalisées à Beni et Butembo En juin 2016 par 60 personnes membres des Organisations communautaires de base (OCB) encadrées par SOPROP

A l’issue voila ces séances voilà le résultat :

-les OCB  Produisent  1Photo des principales Violations de DH récurrentes à Béni – Butembo,

Ces violations sont présentées ci-dessous dans un ordre qui va des violations les plus requérantes de tous vers celles qui les sont les moins :

  • Les arrestations arbitraires par les agents de PNC, ANR, FARDC, autorités en connivences avec ces services et mêmes les autorités judiciaires
  • enlèvement et Kidnapping
  • Homicides : assassinats, meurtres
  • Prolongation de détention pour extorquer ou réaliser de concussion
  • Les taxes illégales contre les commerçants
  • Une justice aux ordres de riches et femmes libres ou jeunes filles

1 Plan d’actions prioritaires  contre les violations de DH, accompagné d’1Photo des acteurs impliqués dans les Violation des Droits Humains et leur Relation produit par les membres des OCB a travers 1 Rapport d’analyse de contexte présenté par les membres des OCB. ce plan d’actions comprend dans ses grandes lignes :

1.  une autre formation en Matière de Droits humains et procédure pénale ( + module) avec la participation des autorités locales, sous commissariats de la PNC et des autres groupes sociaux partenaires et souvent victime comme les motards, ACCO,…)

2.  une formation en protection et sécurité de DDH très important

3.  soutien aux activités de monitoring de Droits humains (relatifs aux cas de personnes qui sont empêchées d’arriver dans leur champs car des inconnus les occupent ou les intimident et alors qu’elles dénoncent ce cas aux autorités rien n’est fait)

4.  une formation en Matière d’observation électorale

5. faciliter la communication et l’accès à l’internet aux membres des OCB pour un partage d’information ou de cas et renforcement de la collaboration.

Quant aux personnes ou groupes cités comme acteurs des violations de droits humains, les participants ont cité  partant de personnes ou groupes les plus impliqués (de haut vers le bas)

  • La PNC
  • Les agents de services des ANR
  • Les Bandits et personnes non autrement identifiés
  • Les FARDC
  • Les Bandits qualifiés des ADF/ Nalu
  • Les agents taxateurs
  • Les services judiciaires
  • L’administration en général (Maire et Bourgoumestres, surtout ce dernier temps en ce qui touche aux élections, marches pacifiques…)

– les capacités des OCB dans la prévention de Violations des Droits humains accrues à travers l’analyse et la compréhension du contexte dans lequel évoluent  les Droits humains , la maitrise des facteurs et les acteurs qui favorisent ou interviennent dans la violation des droits humains.

Les séances d’analyse de contexte étaient en effet  de séance de transfert de compétence. Cette activité est essentiellement pratique.  Elle permet aux habitants d’être acteurs directs et bénéficiaires directs de l’activité et ce, sans transition.  C’est parfaitement le learning by doing. A la fin de ces séances d’analyse les participants, membres des OCB (CDDH, et CLF) peuvent pour chaque violations de Droits Humains rencontrées la placer dans un contexte général car une violation des droits humains n’a jamais été isolée et en tant que  tel il faut l’analyser, la dénoncer.

En effet les participant ont réalisé combien ils vivent dans un environnement aux antipodes des idéaux de la déclaration universelle de droits de l’Homme et de la démocratie. Ils ont en plus compris combien il est important de militer pour le respect de Droits Humains et de la Démocratie (état de droits) comme moyen de protéger la vie et  la paix. Ils ont compris davantage l’importance de continuer le monitoring, de dénoncer malgré le fait que actuellement ces activités(monitoring, enquête et rapportage sur des violation de droits humains) lesexposent à subir des  attaques et autres atteintes de leurs Droits  venant même de l’autorités politico administratives et judiciaires.

-Une liste de facteurs et événements favorisant les violations des droits Humains produite.

On peut y lire sans effort :

L’ignorance de la population en matière de Droits et Droits de l’homme,

La pauvreté,

La corruption et clientélisme des autorités administratives et judiciaires,

Les problèmes politiques et électoraux,

Les dérives dictatoriales du pouvoir actuel,

L’impunités et violation des droits humains comme seul moyen d’exercice du pouvoir,

Le fait d’utiliser les arrestations arbitraires, la terreur comme moyen de conservation du pouvoir

L’existence de policiers non payés car Nouvelles unités

L’armée au service des individus

Une analyse historique grâce à la ligne de temps, à la description des événements passés, de l’évolution politique et sécuritaire  à permis aux participants de faire de constats tels que :

  • C’est la dictature qui fait le lit des violations des droits humains. Car selon eux plus au niveau politique la tendance dictatoriale domine plus il ya des violations de Droits humains. Plus le dirigeant  respecte les libertés fondamentales et les Droits Humains moins il ya des violations de Droits.
  • Plus dans un milieu il ya des illettrés et de pauvres, plus il ya des banditismes, la délinquance et donc des attentes aux droits humains non seulement par des bandits ou délinquants mais encore par des services de l’ordre considéré comme au dessus de la loi soit à cause de leur éloignement culturel, économique ou intellectuel.
  • Alors que les défenseurs de Droits Humains ne cherchent pas à conquérir le pouvoir politique ou son renversement, la surprise est grande de constater que les associations de défense de droits humains  sont de plus en plus cibles des attaques des autorités à tel enseigne qu’elles sont assimilées aux opposants politiques.de fois elles sont plus traqués que n’importe quel autre ennemi de la nation.
  • Alors que le temps des échéances électorales la population rêve de voir le changement, rêve de se voir renforcer par le vote et élection à faire, alors que c’est le moment ou chacun à besoin de s’exprimer, ces moment se présentent comme étant à haut risque pour les droits de l’homme non par rapport au choix à opérer mais du fait de manœuvre antidémocratique, déloyale et même sécuritaro-militaires mis en place par les operateurs politiques qui tendent à confiner la population dans un rôle de spectateur, de faire valoir.
  • Même si les défenseurs de Droits Humains sont traqués, intimidés, assassinés, arrêtés à cause de leur action en faveur du respect de la Démocratie et droits de la personne, il reste vrai que sans dénoncer les violations de droits humains, sans monitorer, sans enquêter la situation serait pire car  l’ignorance expose encore plus aux attentes et aux violations des Droits humains. Le fait est que, l’ignorance  des Droits humains, la peur de monitorer et d’enquêter sur les violations de Droits Humains parce que des personnes ou de groupes non respectueux  droits (officiels ou bandits) vont attenter sur les Droits ou l’intégrité physique des acteurs Humanitaires retardent davantage la situation à évoluer positivement dans le sens de respect et protection des Droits Humains.

Un alerte lancée à l’endroit de décideurs politiques et des acteurs humanitaires

les participants ont lancé à l’endroit des autorités et autres acteurs humanitaires et de développement. En effet les participant ont de Béni ont fait état de ce que il y  aurait de plus en plus de lamentations, de plaintes de la population cultivatrices faisant état de ce que ils trouvent dans leur champs de personnes qui les ont déjà occupé, qui sont entrain de les cultivé ou qui les chassent de leur champs. Ils disent que de plus en plus de populations en migration du petit vers le grand Nord de la province du Nord Kivu sont appréhendés et quand ont leur demande leur origine, leur destination et leur identité, les réponses restent floues.

Ils craignent que cela soient à l’origine des multiples conflits fonciers et ethniques dans l’avenir car disent ils à chaque fois qu’une population se déplace sans que ce la n soient ordonnés, ce déplacement est sources de conflits fonciers, ethniques, politiques et identitaires qui débouchent sur des violations gravent de droits de l’Homme. Déjà  continuaient-ils, la thèse des ADF/NALU qui massacreraient les Nandes ne passe plus, car à voir ces mouvements des personnes disant chercher la terre à cultiver, on constate qu’ils coïncident avec ces attaques contre les populations civiles. Autres choses, alors que nous trouvons nos champs occupés par des personnes à tendance linguistique de Kinyarwanda, nous sommes très surpris que ces gens ne soient pas attaqués par ceux qui nous tuent. Alors que nous nous fuyons nos villages, nos champs, nos forets… ces gens  viennent les occuper. Ne sont ils pas concernés par l’insécurité ? Ne meurent-ils pas ? Cependant, pensons nous, ces personnes seraient en principe, les plus vulnérables dans un milieu ou écument les Bandits et ADF/Nalu

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